Ce matin, en prenant mon café, j’avais en tête un sujet qui, je crois, mérite un moment de réflexion.
Nous avons déjà abordé ce sujet, du moins en partie, à travers certaines publications ou lors de discussions personnalisées avec plusieurs d’entre vous.
Allons directement au cœur du sujet… LES MANAGERS TOXIQUES !
Qu’est-ce qu’un manager toxique ?
Vous savez, cette personne qui génère de nombreuses émotions indésirables et un profond inconfort au sein d’une équipe.
Aujourd’hui, je dois vous parler d’une personne qui m’a contacté pour me partager sa réalité. Elle me décrivait un gestionnaire dont les communications sont inappropriées : condescendance, mépris, langage injurieux et dénigrement public font partie du quotidien.
Cette personne m’exprimait les émotions vécues face à ces situations malheureusement récurrentes, avec des impacts réels sur son équilibre vie personnelle, familiale et professionnelle. Elle se sent tiraillée entre frustration et tristesse. Elle en venait même à douter de ses compétences et de chacune de ses initiatives, allant jusqu’à se retirer de certains échanges par peur d’être rabaissée publiquement.
Cette situation ne touche pas uniquement cette personne, mais bien l’ensemble de l’équipe. Selon l’humeur de ce manager toxique, une véritable « roulette russe » s’installe, déterminant qui sera la prochaine cible de la journée alors que celle-ci devrait normalement être composée de moments collaboratifs et positifs.
En aucun cas, un environnement de travail ne devrait engendrer ce type de sentiments.
Le travail devrait être un espace où chacun trouve du plaisir à collaborer. Lorsque la situation dépasse les limites de l’acceptable, n’hésitez pas à consulter :
- votre responsable RH
- les lignes d’écoute (lorsqu’elles sont offertes par l’employeur)
- les services de médiation gratuits offerts par la CNESST
- un conseiller juridique spécialisé
Il est important de rappeler que plusieurs ressources existent pour vous soutenir dans de nombreuses situations.
Médiation offerte par la CNESST*
Dans le cadre de la médiation offerte par la CNESST, celle-ci peut concerner les sujets suivants :
• harcèlement psychologique ou sexuel
• congédiement sans une cause juste et suffisante
• disparités de traitement basées uniquement sur la date d’embauche concernant des régimes de retraite ou d’autres avantages sociaux
• mésentente au sein d’un comité d’équité salariale ou lors de la réalisation d’un programme d’équité salariale
• traitement d’une plainte ou d’un différend en équité salariale
• congédiement d’une travailleuse à la suite de l’exercice d’un droit dans le cadre du programme Pour une maternité sans danger
• pratique interdite, sanction, mesure discriminatoire ou représailles contre un travailleur ou une travailleuse qui, entre autres :
• est enceinte
• a subi une lésion professionnelle (maladie ou blessure liée au travail)
• et de nombreuses autres situations figurent également dans cette liste. Pour plus de détails, n’hésitez pas à consulter le site de la CNESST.
Toutefois, dans le cadre du harcèlement psychologique, si la médiation est refusée ou si aucune entente n’est possible, des solutions sont proposées selon la nature de la plainte.
La plainte pourrait être alors confiée à l’un de leurs enquêteurs en harcèlement psychologique. Si les conclusions de l’enquête confirment la situation de harcèlement, ils peuvent offrir au travailleur d’être représenté gratuitement par l’un de leurs avocats devant le Tribunal administratif du travail.
Si la plainte est accompagnée d’une plainte liée au salaire, cette dernière sera traitée séparément lors du processus d’enquête réalisé par l’un de leurs inspecteurs-enquêteurs.
Si j’ai pris le temps de rédiger cet article aujourd’hui, ce n’est pas un hasard.
Ce sujet est bien réel, présent dans plusieurs organisations, et souvent vécu en silence. Trop souvent, les personnes concernées doutent, minimisent la situation ou hésitent à agir par crainte des conséquences.
L’objectif ici est simple : mettre des mots sur une réalité, normaliser le fait d’en parler et rappeler qu’il existe des recours concrets.
Dans le cas de la personne qui m’a contacté, nous avons pris le temps de bien structurer la situation :
- identifier les faits de manière objective
- documenter les événements et les communications
- clarifier les impacts vécus
- et surtout, orienter vers les bonnes ressources disponibles
Nous l’avons guidé vers une démarche progressive, sans précipitation, en priorisant sa sécurité psychologique et en lui permettant de reprendre un certain contrôle sur la situation.
L’objectif n’est jamais de créer un conflit, mais bien de rétablir un environnement de travail sain, respectueux et conforme aux normes.
Rappel important :
Si tu te reconnais, même un peu, dans ces lignes…
prends ça comme un signe.
Un rappel que tu as le droit de travailler dans un environnement sain.
Un rappel que ce que tu ressens est valide.
Et surtout, un rappel que tu n’as pas à vivre ça seul.
Parfois, tout commence simplement par une conversation.
*Le segment sur la CNESST est basé sur l’information provenant du site :
https://www.cnesst.gouv.qc.ca/fr/prevention-securite/milieu-travail-sain/mediation/service-mediation